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Commande TIG 2T ou 4T : quel mode choisir selon le cordon ?

Par Jean DupontPublié le 3 min de lecture
Torche TIG tenue près d’une pièce métallique pendant le soudage, avec la gâchette visible.

Sur un poste TIG, le choix entre les modes 2T et 4T modifie la manière de commander l’arc, sans changer à lui seul le procédé de soudage. Cette fonction concerne la gâchette de la torche et la façon dont son appui est interprété par la source. Le mode adapté dépend surtout de la durée du cordon, de l’accès à la commande et du besoin de garder une main disponible. Comprendre la séquence évite de choisir un réglage par simple habitude.

Comprendre la séquence des modes 2T et 4T

En mode 2T TIG, l’arc fonctionne tant que la gâchette reste enfoncée, selon la configuration habituelle du poste. Le relâchement commande l’arrêt du soudage, avec une éventuelle phase de descente du courant si elle est réglée. Cette logique directe convient aux interventions où l’on peut maintenir la commande pendant toute la durée du cordon. Elle facilite aussi la compréhension de la séquence pour un soudeur qui découvre les réglages de sa machine.

En 4T, l’appui initial puis le relâchement permettent généralement de poursuivre le soudage sans garder la gâchette pressée. Un nouvel appui, suivi du relâchement, lance la séquence d’arrêt. Selon le poste, des fonctions supplémentaires peuvent être associées aux différentes phases de commande. Il faut donc consulter la notice pour connaître le comportement exact de la source, car les noms des modes ne garantissent pas que toutes les options soient identiques d’un modèle à l’autre.

Choisir selon la longueur et la configuration du cordon

Pour un cordon court, des points rapprochés ou une succession d’amorçages, le 2T est souvent plus intuitif : chaque appui correspond à une action de soudage clairement délimitée. Le soudeur peut interrompre l’arc en relâchant la commande, puis repositionner la torche. Cette simplicité peut être utile lorsque l’assemblage demande des reprises fréquentes ou que l’accès rend difficile une séquence de commande plus élaborée. Le choix reste toutefois lié aux habitudes et au réglage du poste.

Le 4T peut être plus confortable sur un cordon long ou lorsque maintenir la gâchette devient contraignant. Une fois la séquence engagée, la main qui tient la torche peut se concentrer sur son déplacement et sur la régularité du bain. C’est un intérêt pratique, pas une garantie de meilleur résultat : la stabilité dépend aussi de la préparation, de la position de soudage et de la maîtrise du geste. Sur une pièce complexe, il peut être pertinent de privilégier le mode que l’on commande le plus sûrement.

Vérifier les réglages et éviter les confusions

Avant de souder une pièce définitive, repérer le mode actif sur l’afficheur et vérifier la séquence dans la documentation du poste. Les commandes peuvent différer selon les sources, notamment lorsque le fabricant associe au 4T une montée ou une descente progressive du courant. Il ne faut pas confondre le choix 2T ou 4T avec le réglage de l’intensité : le premier définit la logique de gâchette, tandis que le second détermine le courant utilisé pour le travail.

La pédale TIG répond à une autre logique, puisqu’elle permet de faire varier le courant pendant le soudage sur les postes compatibles. Elle ne remplace pas automatiquement les modes 2T et 4T et peut nécessiter une configuration particulière de la source. Si la commande de torche ne réagit pas comme prévu, vérifier le mode sélectionné, le raccordement et les indications du fabricant avant de modifier plusieurs paramètres à la fois. Un essai sur une chute permet de se familiariser avec la séquence.

Le choix entre 2T et 4T se fait donc d’après la manière dont on souhaite commander l’arc, et non selon une hiérarchie entre deux procédés. Le 2T privilégie une commande maintenue pendant le soudage, tandis que le 4T peut libérer la gâchette sur les cordons prolongés. La notice reste la référence pour les variantes propres au poste. En prenant le temps de vérifier la séquence sur une chute, on choisit le mode qui accompagne le mieux son geste et son assemblage.